Chercher un Work Permit Canada peut vite devenir déroutant tant les catégories se multiplient : ouvert, fermé, PGWP, LMIA, mobilité internationale… Chaque type répond à une situation précise, avec ses propres règles. Voici un tour d’horizon clair pour comprendre lequel correspond réellement à votre projet.
Work Permit Canada : permis ouvert ou permis fermé, la distinction fondamentale
Avant d’entrer dans le détail des catégories, il faut comprendre la distinction la plus structurante du système canadien :
- le permis ouvert autorise à travailler pour pratiquement n’importe quel employeur au Canada, sans être lié à une entreprise précise. Il n’exige généralement pas d’offre d’emploi préalable, mais reste réservé à des catégories de candidats spécifiques (diplômés, conjoints, participants au programme Expérience internationale Canada) ;
- le permis fermé (lié à un employeur) nomme un employeur précis sur le document, parfois même un poste et un lieu de travail donnés. Il exige une offre d’emploi confirmée, et tout changement d’employeur nécessite le dépôt d’une nouvelle demande.
Le PGWP : le permis ouvert réservé aux diplômés
Le permis de travail post-diplôme (PGWP) est le permis ouvert le plus recherché par les anciens étudiants internationaux. Sa durée correspond généralement à celle du programme d’études suivi, jusqu’à un maximum de 3 ans. Depuis novembre 2024, une preuve de compétence linguistique est exigée (CLB 7 pour les diplômés universitaires, CLB 5 pour les diplômés collégiaux). Point important à connaître : ce permis ne peut généralement pas être renouvelé — c’est une opportunité qui ne se présente qu’une seule fois dans un parcours.
Les permis basés sur un LMIA
De nombreux permis fermés reposent sur une Étude d’impact sur le marché du travail (LMIA) positive. Dans ce cas, c’est l’employeur qui pilote l’essentiel du processus : il doit démontrer que l’embauche d’un travailleur étranger ne nuira pas au marché du travail canadien, en prouvant ses efforts de recrutement local, le respect des normes salariales, et un besoin réel pour le poste. Une fois le LMIA obtenu, le travailleur peut déposer sa demande de permis de travail fermé — un processus détaillé côté employeur dans notre guide sur le LMIA au Canada.
Les permis exemptés de LMIA : le Programme de mobilité internationale
À l’inverse, le Programme de mobilité internationale (PMI) regroupe des permis exemptés de LMIA, généralement plus rapides à obtenir. Ils couvrent plusieurs situations :
- les bénéficiaires d’accords de libre-échange entre le Canada et certains pays ;
- les transferts intra-entreprise au sein de groupes multinationaux ;
- la mobilité francophone, pour des emplois qualifiés hors Québec ;
- des accords réciproques avec certains pays partenaires.
Les permis ouverts liés au conjoint
Certains conjoints ou partenaires peuvent également obtenir un permis de travail ouvert, notamment lorsque leur partenaire est inscrit à un programme de maîtrise, de doctorat, ou à certains programmes professionnels spécifiques. Ce permis permet de travailler librement, sans nécessiter d’offre d’emploi distincte, ce qui en fait une option précieuse pour les familles s’installant ensemble au Canada.
Le programme Expérience internationale Canada (EIC/PVT)
Le programme EIC, dont le volet le plus connu est le PVT (permis vacances-travail), repose sur des accords bilatéraux de mobilité jeunesse avec une trentaine de pays — accords auxquels le Maroc n’est pas partie à ce jour, comme on le précise dans notre guide sur le PVT Canada 2026. Il comprend trois volets : Vacances-Travail (permis ouvert, sans offre d’emploi requise), Jeunes Professionnels (permis fermé, avec offre d’emploi liée au perfectionnement professionnel), et Stage coopératif international (permis fermé, pour les stages étudiants obligatoires).
Comment choisir le bon type de permis pour son profil
- Identifier si l’on dispose déjà d’une offre d’emploi confirmée — cela oriente d’emblée vers un permis fermé plutôt qu’ouvert ;
- Vérifier son admissibilité aux catégories de permis ouvert (diplôme récent, conjoint d’un étudiant, pays partenaire EIC) avant d’envisager la voie plus complexe du LMIA ;
- Se renseigner sur les exemptions de LMIA applicables à son profil (accord de libre-échange, mobilité francophone, transfert intra-entreprise), souvent plus rapides que la voie LMIA classique ;
- Anticiper les délais très différents selon la catégorie : les permis exemptés de LMIA sont généralement traités bien plus rapidement que les permis nécessitant une étude d’impact complète.
Ce qu’il faut retenir
Le système des Work Permit Canada, malgré son apparente complexité, répond à une logique claire une fois les grandes catégories identifiées : ouvert ou fermé, avec ou sans LMIA, chaque situation personnelle correspond généralement à une voie précise. Identifier correctement sa catégorie dès le départ — plutôt que de se lancer dans la première option venue — reste le meilleur moyen d’éviter les délais et les refus évitables. Pour les détails officiels et le formulaire de vérification d’admissibilité, consultez la page permis de travail sur canada.ca.

