Trouver un emploi au Québec en 2026 reste globalement favorable aux candidats : la province fait face à une pénurie structurelle de main-d’œuvre qui touche pratiquement tous les secteurs, avec plus de 150 000 postes vacants recensés. Mais toutes les filières ne recrutent pas au même rythme ni aux mêmes conditions. Voici un tour d’horizon par secteur pour orienter sa recherche efficacement.
Emploi au Québec : une pénurie de main-d’œuvre qui profite aux chercheurs d’emploi
Le marché du travail québécois traverse une période de pénuries structurelles, avec un taux de chômage historiquement bas dans plusieurs régions et un déficit de main-d’œuvre qui touche des secteurs aussi variés que la santé, la construction, la technologie ou l’éducation. Cette situation, qui se maintient jusqu’à l’horizon 2030 selon les projections sectorielles, crée des opportunités réelles pour les chercheurs d’emploi locaux comme pour les candidats immigrants qualifiés — une dynamique déjà observée dans notre article sur la pénurie de main-d’œuvre au Canada.
Technologie et intelligence artificielle : le secteur le plus dynamique
Le secteur des technologies de l’information reste décrit comme le plus dynamique de la province, porté par une forte demande en développeurs, ingénieurs en intelligence artificielle et analystes en cybersécurité. Les salaires y sont parmi les plus élevés du marché : un développeur logiciel ou spécialiste IA peut prétendre à une rémunération allant de 85 000 $ à 140 000 $ CAD, et un analyste en cybersécurité entre 75 000 $ et 120 000 $ CAD.
Santé : des pénuries chroniques de personnel
Le secteur de la santé fait face à des pénuries de personnel décrites comme chroniques, en particulier pour les postes infirmiers, où les salaires se situent généralement entre 55 000 $ et 85 000 $ CAD. La demande reste forte dans l’ensemble du réseau, y compris hors des grands centres urbains, ce qui ouvre des opportunités intéressantes pour les candidats prêts à s’installer en région.
Construction : un déficit estimé à 15 000-20 000 travailleurs
Le secteur de la construction affiche un déficit estimé entre 15 000 et 20 000 travailleurs selon les corps de métier. Les postes les plus recherchés incluent les soudeurs (50 000 $ à 80 000 $ CAD), les électriciens (55 000 $ à 90 000 $ CAD) et les plombiers (50 000 $ à 85 000 $ CAD) — des métiers manuels qualifiés qui restent structurellement sous tension.
Éducation et petite enfance : une demande soutenue
Le secteur de l’éducation, en particulier la petite enfance, recrute activement des éducatrices et éducateurs, avec des salaires généralement compris entre 40 000 $ et 55 000 $ CAD. La demande y reste forte, portée notamment par le développement continu du réseau des services de garde subventionnés.
Manufacturier et transport : des besoins constants
Les secteurs manufacturier et du transport recherchent activement des mécaniciens industriels ainsi que des conducteurs de camion longue distance, avec des salaires oscillant entre 55 000 $ et 80 000 $ CAD pour ces derniers — un secteur souvent sous-estimé alors qu’il reste l’un des plus accessibles pour démarrer rapidement.
Autres profils recherchés
Au-delà des secteurs déjà mentionnés, certains profils qualifiés restent très demandés dans plusieurs industries à la fois : les comptables CPA (60 000 $ à 100 000 $ CAD) et les ingénieurs civils (70 000 $ à 110 000 $ CAD) figurent parmi les postes les plus recherchés toutes filières confondues, avec une demande qui dépasse largement les grands centres urbains.
Comment orienter sa recherche d’emploi au Québec efficacement
- Cibler en priorité les secteurs en pénurie structurelle (santé, construction, technologie), où la concurrence entre candidats reste généralement plus faible ;
- Considérer les régions hors des grands centres, où les besoins sont souvent proportionnellement plus criants et la concurrence plus faible qu’à Montréal ou Québec ;
- Adapter son CV aux codes du marché québécois, en mettant en avant les compétences directement transférables aux métiers en demande — les bases sont détaillées dans notre guide pour faire un CV canadien pour le Guichet-Emplois ;
- Ne pas négliger les métiers manuels qualifiés, souvent sous-représentés dans les recherches d’emploi alors qu’ils comptent parmi les mieux rémunérés relativement au niveau de formation requis.
Ce qu’il faut retenir
Le marché de l’emploi au Québec en 2026 reste structurellement favorable aux chercheurs d’emploi, avec des besoins criants dans la santé, la construction, la technologie et plusieurs métiers manuels qualifiés. La clé pour en tirer parti consiste à orienter sa recherche vers les secteurs et régions où la pénurie est la plus marquée, plutôt que de se concentrer uniquement sur les postes les plus visibles dans les grands centres urbains — une stratégie qui s’inscrit d’ailleurs dans une démarche plus large, détaillée dans notre parcours pour immigrer au Québec. Pour consulter les offres à jour par région, direction le portail Emploi-Québec.

