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Chômage Canada 2026 : le taux recule à 6,4 % en juillet

Bonne nouvelle pour le marché du travail canadien : le chômage au Canada a reculé à 6,4 % en juillet 2026, son plus bas niveau depuis deux ans, selon les derniers chiffres de Statistique Canada. Ce recul, plus marqué qu’attendu par les analystes, s’accompagne d’une forte création d’emplois. Voici ce que ces chiffres signifient pour les personnes en recherche d’emploi au Canada, y compris les nouveaux arrivants.

Chômage Canada 2026 : un taux en baisse constante depuis le printemps

L’évolution récente du taux de chômage national montre une tendance claire à l’amélioration :

  • Mai 2026 : 6,6 %
  • Juin 2026 : 6,5 %
  • Juillet 2026 : 6,4 %

Cette baisse représente un recul de 0,5 point de pourcentage depuis avril, confirmant une reprise progressive du marché de l’emploi après une période plus difficile marquée par les tensions commerciales avec les États-Unis.

75 000 emplois créés, bien au-delà des attentes

L’économie canadienne a créé 75 000 nouveaux emplois en juillet 2026, un chiffre largement supérieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur seulement 15 000 à 20 000 créations d’emplois selon les sondages Reuters. Fait notable : cette création d’emplois s’est répartie de façon équilibrée entre postes à temps plein et postes à temps partiel, signe d’une reprise qui ne repose pas uniquement sur de l’emploi précaire.

Les secteurs qui recrutent le plus au Canada en ce moment

Plusieurs secteurs se distinguent dans ce rapport de juillet :

  • Commerce de gros et de détail : secteur le plus dynamique avec 21 000 nouveaux postes, même s’il reste en baisse de 50 000 emplois sur un an ;
  • Finance et services professionnels : croissance continue, portée notamment par l’Ontario dans les services professionnels, scientifiques et techniques ;
  • Construction : progression également notée dans ce secteur.

Les jeunes travailleurs de 15 à 24 ans ont particulièrement bénéficié de cette embellie, avec un marché de l’emploi saisonnier plus dynamique que lors des deux étés précédents. Ces tendances rejoignent celles déjà observées dans notre article sur la pénurie de main-d’œuvre au Canada, où plusieurs de ces mêmes secteurs recrutaient déjà activement.

Des disparités régionales marquées

Le portrait national cache d’importantes différences régionales :

  • La région de la Chaudière-Appalaches, au Québec, affiche le taux de chômage le plus bas du pays, à seulement 1,5 % — un niveau proche du plein emploi ;
  • Le Québec dans son ensemble a connu une évolution plus modeste, avec un taux de chômage en légère hausse à 5,6 %, malgré la performance exceptionnelle de certaines régions ;
  • L’Ontario a porté une bonne partie de la croissance nationale, en particulier dans les services professionnels.

Ces écarts rappellent qu’un même contexte national peut masquer des réalités très différentes selon la province ou même la région où l’on cherche un emploi.

Ce que ça change pour les chercheurs d’emploi

Pour toute personne en recherche active d’emploi au Canada, ce rapport de juillet envoie plusieurs signaux utiles :

  1. Le commerce de détail, la finance et la construction recrutent activement en ce moment, y compris pour des profils juniors ou saisonniers ;
  2. Cibler une région à faible taux de chômage comme la Chaudière-Appalaches peut augmenter significativement les chances de trouver rapidement un poste, à condition d’être ouvert à une mobilité régionale ;
  3. Malgré la bonne nouvelle globale, l’incertitude commerciale avec les États-Unis continue de peser sur certains secteurs manufacturiers et exportateurs, à surveiller selon le domaine visé.

Et pour la suite ?

Les analystes s’attendent à ce que la Banque du Canada maintienne son taux directeur à 2,25 % lors de sa prochaine annonce, début septembre, ce qui laisse penser que les conditions de financement resteront stables pour les entreprises à court terme — un facteur généralement favorable au maintien du rythme d’embauche observé en juillet. Ces chiffres sur l’emploi complètent aussi ce qu’on évoquait dans notre guide pour trouver du travail au Canada sans diplôme, puisque plusieurs des secteurs porteurs identifiés ici n’exigent pas de parcours universitaire.

Nous suivrons de près l’évolution de ces chiffres dans les prochains rapports mensuels de Statistique Canada, ainsi que leur impact sur les recrutements dans les secteurs les plus recherchés par les nouveaux arrivants.

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